Manga de Takeshi Obata (dessins) et Tsugumi Ōba (scénario)
dimanche 9 septembre 2007, par Nicolas
Light Yagami (夜神月), 17 ans, est un adolescent génial, premier de sa classe et aux examens nationaux, d’une intelligence supérieure. Pourtant il trouve le monde totalement corrompu. Lorsqu’il ramasse un « death note », il comprend qu’il a enfin une occasion de créer un monde parfait.
Le death note, cahier d’apparence ordinaire, est une arme des dieux de la mort : toute personne dont le nom est inscrit dans ce cahier meurt quarante secondes plus tard — de crise cardiaque par défaut, mais une autre cause peut être spécifiée, ainsi que les actions précédant la mort, dans une certaine mesure.
Ce death note a été abandonné dans le monde humain par Ryuke (リューク), dieu de la mort qui s’ennuie et cherche à se divertir. Lié au possesseur du death note, il n’est visible qu’à Light, et est impressionné par la capacité de déduction de l’adolescent et sa velléité à utiliser le death note pour tuer les criminels.
Cependant, en tuant de nombreux criminels, Light attire l’attention d’Interpol, et surtout de L. Mystérieux détective légendaire, dont personne n’a jamais vu le visage ni entendu la voix, L vient régulièrement en aide à Interpol, résolvant toutes les énigmes apparemment impossibles. Rapidement il remonte la piste du tueur mystérieux, surnommé « kira » (transcription japonaise de l’anglais « killer », « tueur »).
Entre Light et L, tous deux persuadés d’agir pour la justice, s’engage une véritable compétition : si Light trouve L, il peut le tuer avec son death note et construire son monde parfait ; si L trouve Light, il peut l’arrêter pour meurtres avec une force chance de condamnation à la peine de mort.
Excellent manga, sur plusieurs plans.
L’histoire est très bien pensée, et d’un haut niveau intellectuel. Les personnages en arrivent à des réflexions comme « il pense que je pense qu’il pense que je pense » et agissent en conséquence. L et Light seraient capables de décrire un individu en voyant un bout d’un ongle, ou presque.
Au-dessus se dessine une réflexion morale, à savoir : est-il juste de tuer pour la justice. Light et L ont chacun leur conception : Light veut un monde meilleur, sans criminels ou guerres, et est prêt à se salir les mains pour cela ; L veut un monde de justice, où les supposés coupables ne sont pas tués sans processus équitable.
Graphiquement les dessins sont très jolis, assez fouillés, et les couvertures aussi.
C’est un manga assez court, 12 volumes et un volume sur la conception et les personnages, donc il se lit très bien, peu de temps morts.