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NaNoWriMo 2007 : succès

vendredi 7 décembre 2007, par Nicolas

«  Ouais !!!!!  » fut ce qui me traversa l’esprit ce jeudi 29 novembre, à je ne sais plus quelle heure exactement — le soir vers 22h sans doute.

Je venais d’atteindre les 50 000 mots requis pour NaNoWriMo 2007, après un mois à me forcer à écrire, écrire et écrire encore.

NaNoWriMo ?

NaNoWriMo, abréviation de National Noval Writing Month soit « mois national d’écriture de roman », est un projet, américain à la base, mais devenu international. Tout le monde peut participer, avec un seul objectif : écrire, entre la première et la dernière seconde de novembre (à votre heure locale), un roman de 50 000 mots.

Aucune vérification formelle n’est faite, il suffit au participant désireux de confirmer son résultat de copier son texte, où toutes les lettres ont été remplacées par des « a », dans la zone prévue à cet effet. Personne ne lit le roman si l’auteur ne le souhaite pas, et rien n’empêche de copier un même mot encore et encore pour atteindre 50 000 mots.

Quel intérêt, alors ?

En fait, ce n’est pas un défi contre d’autres, mais un défi contre soi. La récompense n’est pas tant les magnifiques logos donnés aux vainqueurs que la satisfaction qu’ils en retirent — satisfaction qu’un simple texte généré ne peut par définition apporter.

De plus, NaNoWriMo privilégie la quantité sur la qualité. Le but avoué n’est pas d’écrire quelque chose de correct mais d’écrire, tout simplement, comme une façon de faire le premier pas, de tenter l’expérience d’écrire.

Et pour écrire il faut écrire : arriver à écrire 50 000 sur le mois de novembre implique de tenir une moyenne de 1 666 mots et un tiers par jour.

Du coup, pas trop de temps pour réfléchir dans l’action, il faut simplement y aller. Il est permis, cependant, d’avoir préparé des notes et idées avant le début du défi.

Mon parcours

J’ai appris l’existence de ce projet par un ami, début octobre, et ça m’a immédiatement intéressé.

Bien sûr, la barre des 50 000 mots m’a fait peur. Par comparaison, un chapitre de Taki fait en moyenne 2 000 mots, et j’ai déjà du mal à les écrire. Mais je me suis dit que ça valait la peine de se creuser un peu la cervelle et de se forcer :)

Au début de novembre, j’avais déjà quelques idées, je savais où je voulais aller sans connaître les détails.

Ma progression fut chaotique. Je n’ai écrit que directement sur mon ordinateur, et comme je n’étais pas chez moi les premiers jours de novembre, je ne m’y suis mis vraiment que le 4 novembre, où j’ai écrit environ 5 000 mots, soit 3 jours seulement — 1 600 mots de retard, déjà.

J’ai atteint la moitié le 18 novembre, quelques jours après la date moyenne, et la barre des 30 000 le 21. Mais ce n’est qu’après les 40 000, le 25, que j’ai commencé à me dire que j’allais y arriver — j’avoue que la fin fut difficile, cependant !

Ma surprise finale fut de constater, le lundi 26, que mon compteur prenait en compte certains signes de ponctuation qui pour moi ne sont pas des mots. Conséquence, mon compte de mots a diminué de 1 100 d’un coup...

Mais heureusement j’ai réussi à rattraper ce changement de façon de compter, et j’ai dépassé les 50 000 avec une soirée d’avance. Et bien sûr je n’ai pas écrit le dernier soir.

Expérience amusante

J’ai écrit mon histoire sous forme de trames, de façon linéaire (avec quelques ajustements après coup, quand même), sans trop savoir ce que ça donnerait mais en ayant une idée de leurs relations.

Il y a donc quatre trames, toutes liées, et je vais les mélanger dans la version finale pour présenter par petits bouts l’intégralité de l’histoire.

Le plus amusant pour moi fut, lors de l’écriture de la première trame, d’écrire des choses et après coup de me dire «  ha mais c’est une bonne idée ce que vient de dire le personnage, je n’y avais pas pensé !  ». Je dois admettre que c’était une sentation bizarre et étrange, comme si mon personnage venait de prendre vie et m’imposer sa volonté, et de partir dans une direction à laquelle je n’avais pas réfléchi.

Et maintenant ?

Mon roman n’est pas en ligne, pour deux raisons :
- il n’est pas encore fini ! J’ai écrit la plus grande partie, mais il me manque la fin, que je n’ai pas encore totalement décidée. De plus il faudra bien corriger les nombreuses fautes qui traînent certainement, et entrelacer mes trames qui pour l’instant existent de façon distincte
- je pense que je vais le mettre en vente, à prix raisonnable, sur Lulu, plutôt que de le distribuer comme ça, simplement parce que c’est une certaine somme de travail, alors tant qu’à faire autant en bénéficier un peu si possible. Mais du coup il va me falloir réfléchir à une couverture...

Je ne sais pas si je retenterai l’expérience l’année prochaine. Ce fut certainement intéressant, donc si j’ai des idées à temps peut-être que je m’y remettrai :)

Et je compte bien me remettre à Taki à l’occasion — quant à Eline, je ne sais pas trop ce qu’il va devenir...